Tarot del fuego

ricardo cavolo

Nombre de cartes : 78 (arcanes majeures et mineures)

Taille des cartes : 6cm sur 11cm

Langue : Anglais / livret multilingue

Prix : (variable) 12€ à 22€

Sortie : 2014

Qualité du deck : Qualité standard / livret classique qui reprend des significations traditionnelles

Niveau requis : Mélange l’imagerie du Marseille avec une totale liberté dans les arcanes mineures. Niveau confirmé, bonne intuition, facilité à déchiffrer la symbolique.


Ce tarot est édité par Fournier, spécialiste espagnol de la fabrication de cartes en tous genres.

Le deck vient avec un livret standard, de type qu’on retrouve avec tous les jeux de tarots, ce que je trouve assez dommage, vu que ça ne retranscrit pas du tout l’originalité du deck (et parfois les interprétations ne résonnent pas bien avec la carte). Il est multilingue espagnol, anglais, français, allemand et portugais.

La taille du deck assure une bonne prise en main, c’est un des plus petits decks de ma collection. Les cartes sont de qualité basique, mais l’impression rend vraiment justice à ses couleurs très saturées.

Même si les arcanes majeures se basent sur le Tarot de Marseille, l’ordre des cartes suit celui du Rider-Waite-Smith (mais le Lion de la Force figure quand même sur la carte de la Justice…). L’Empereur ressemble étrangement au Diable, et on peut voir des animaux sur toutes ces cartes.

L’imagerie des cartes est over-saturée, tant en terme de couleurs que du dessin : il n’y a aucun espace laissé vierge. On a évidemment une redondance de feu, mais aussi d’eau, sous forme de gouttes un peu partout. On retrouve beaucoup d’yeux, d’étoiles, d’éclairs, de soleils, de fleurs et de papillons, et ce que j’appelle «les petits fantômes». Préparez-vous à entrer dans un univers bruyant, puissant, exigeant.

Je n’ai pas connecté tout de suite avec, c’était un de mes premiers decks, et j’étais dérouté’e par ces mineures que je n’avais pas encore bien apprivoisées à l’époque. Il m’a demandé un bon effort pour apprendre à le déchiffrer, à l’assimiler, même si son univers m’a tout de suite accroché’e.

Comme le livret n’a pas été écrit par Ricardo Cavolo, ça manque un peu de sa vision personnelle, mais ça force à se plonger vraiment dedans pour le faire sien.

C’est un deck très franc, radical, parfois même brutal, qui pousse dans les retranchements, qui fait appel aux tripes. Ce n’est pas un jeu qu’on mémorise, on le vit pleinement.

Ce que j’apprécie dans son côté très riche et très stimulant, c’est qu’il me surprend toujours. Je ne le connaîtrai probablement jamais par cœur, avec toujours cette sensation de redécouvrir les cartes sous un autre angle.

Il m’offre un challenge bienvenu quand je dois me forcer un peu à changer de perspective, voir les choses différemment, sortir de mes résistances.

J’apprécie le travail qui a été fait sur les corps, parfois non normés, non genrés, estropiés, déroutant, étranges, beaux, vilains, jeunes, vieux, rougis, tatoués, seins nus, en sang…

Un deck qui ne laisse pas indifférent’e.

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